14 Philippe Renaud

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Philippe Renaud est historien d’art, scénographe (Musée des Art Décoratifs, Musées de Nancy et de Nantes, etc.) et décorateur. Il est aussi le directeur artistique d’une maison de lustres et s’occupe d’architecture intérieure (Daum, Soleiado, Mathieu Lustrerie). Son oeil curieux et éclectique parcourt des territoires variés…

Pour 24, il installe une terre cuite qui rappelle l’esprit de la Forêt Noire, et l’installe avec une irréverence calculée sur un siège néogothique. Humour et esprit décalé sont au rendez vous!

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13 Vincent Darré

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Comme les chats, il a eu plusieurs vies, glissant de la mode à la déco, faisant de ses maisons le laboratoire de son extravagante créativité. On le dit fantasque et baroque, Vincent Darré est surtout libre et agile. Sans doute son côté James Thierrée, dont il a la mèche, la tonicité et cette allure de dandy.

Célèbre pour ses créations baroques, pleines de fantaisie, qui flirtent avec le surréalisme, l’excentricité anglaise entre Jean Cocteau et Cecil Beaton, Vincent Darré est un personnage à part dans le monde de la décoration. Par ses origines tout d’abord : il vient de la mode où il a travaillé successivement chez Yves Saint Laurent, Montana, Prada, Chloé, puis bras droit de Karl Lagefeld chez Fendi, et directeur artistique de Moschino et Ungaro… Une carrière qu’il quitte en 2008 pour se consacrer à la création de meubles et d’objet décoratifs.

Dans un ravissant écrin de la Rue Mont Thabor à Paris, il commence par présenter une collection baptisée Ossobuco composée de chaises au dossier en vertèbres et de tables aux pieds en forme de fémur. Suivra la collection A l’Eau Dali, avec des appliques Octopus et une armoire Langouste ! Il y aura ensuite la collection Cadavres exquis… à rebours du design contemporain dont on vante l’élégante sobriété, Vincent Darré cultive la poésie, l’humour, la féérie, le clin d’œil.

Aujourd’hui, il tourne encore une page. Il a fermé la rue du Mont-Thabor, trop petit boudoir pour son nouveau projet : recréer un salon parisien au premier étage d’un immeuble à deux pas de la Concorde, un grand espace dans lequel il va pouvoir recevoir amis et clients au milieu de ses créations, de meubles anciens et de pièces de designers choisis. La nouvelle Maison Darré se trouve donc, au 13 rue Royale, un hommage au patrimoine vivant des arts décoratifs. Un art de vivre qui est, pour Vincent, très personnel, théâtral, aux références d’un passé inventé. La rue Royale fut l’adresse évidente porteuse du luxe indémodable d’un style français, ainsi qu’une réminiscence de la décoration dont la Maison Jansen en était le fleuron de l’époque. Le coup de foudre avec le 13 de la rue Royale a été immédiat, « Je suis superstitieux et c’est le 13 septembre à 13h, que j’ai eu rendez-vous pour visiter le 13 rue Royale alors que je suis né le 13 Janvier. Ces salons 18ème qui s’ouvraient à moi ce jour-là étaient tombés du ciel !».

Pour 24, Vincent présente une lampe araignée en laiton et poudre de marbre.

 

COLLECTION RENAISSANCE MVD - ARAIGNEE

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12 Edwina de Charette

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Derrière la marque d’accessoires en cuir LaContrie se cache avant tout une histoire d’exigence et de passion. Un goût quasi névrotique pour l’authenticité. Un regard proche de l’obsession pour le travail de la main sur le cuir. Ces caractéristiques sont celles d’Edwina de Charette de LaContrie, fondatrice de la marque et personnalité au parcours atypique que l’industrie de la mode affectionne. C’est presque par hasard que cet autodidacte s’est formé au métier de maroquinier, dans un de ces moments de creux nécessaire que la vie laisse parfois émerger.

Passée par Nova en tant qu’assistante de production, et à la rédaction en chef de Paris Dernière, Edwina vit un moment charnière de son existence à la fin des années 2000 où les notions de transmission et de durabilité s’imposent à elle comme une évidence. Elle se met alors en quête d’un sac. Le modèle ultime, le modèle d’une vie. Les it-bags sont à la mode, mais elle cherche l’essentiel. Un sac qui ne porte aucune autre marque que celle de la patine du temps et qu’elle pourra un jour transmettre à sa fille. L’œil de cette exigeante, formée depuis sa plus tendre enfance entre l’exubérance joyeuse d’un milieu d’aristocrates artistes et la rigueur d’une éducation chez les jésuites, sait exactement ce qu’il veut. Edwina a son modèle en tête et elle ne le trouve nulle part.

Pour atteindre cette perfection esthétique à un prix qui ne soit pas délirant, elle décide alors de faire faire son sac chez un artisan maroquinier. C’est une révélation. Elle tombe amoureuse du processus de création du sac, et le maroquinier de sa curiosité. Du sourcing des peaux à la technique, elle apprend tout. Il faut dire qu’Edwina a des facilités : à l’instinct, sans gabarit, ni symétrie, les volumes de ses sacs sont bons. Mais ce qui la passionne par-dessus tout c’est la matière, le cuir, qu’elle veut transformer le moins possible pour conserver sa simplicité dans tout ce que ce terme offre de plus noble. Coudre à la main du cuir la rend hystérique de joie. Une pratique qu’elle rapproche de l’hypnose pour la détente qu’elle procure.

En 2011, elle décide de se lancer avec en tête l’idée de proposer une autre manière de consommer un sac. Un acte d’achat pur luxe qui se rapprocherait du tailleur sur mesure, mais pour la maroquinerie. LaContrie nait et s’installe dans un atelier au 11, rue de la Sourdière à Paris. Edwina y réconcilie artisanat et business, intemporalité et modernité. Sa démarche est raisonnée, elle veut croître à son rythme sans brûler les étapes. Elle installe ensuite rapidement sa boutique en haut de son atelier pour donner vie à son projet et recevoir sa clientèle, à l’instar d’un tailleur, lui permettre d’échanger avec l’artisan, et de voir son modèle évoluer selon ses souhaits. Rohan, Sourdière, Rambuteau, Saint Roch, Marengo, Française, Feuillade ou encore Casanova… Les modèles sont intemporels et immuables comme elle le souhaitait, mais les combinaisons quasi infinies. une multitudes de combinaisons de matières,  de couleurs, sont proposées. Pour autant, la jeune chef d’entreprise s’autorise désormais le droit de faire de l’éphémère, des produits issus de collaborations qui l’amusent comme celles avec Off-White ou encore Holiday. Signe du succès, en juin 2017, LaContrie fait partie des trois finalistes au Prix de l’accessoire de l’Andam.

Pour 24, Edwina a choisi de montrer une petite veilleuse en porcelaine des années 30 – celle-ci  représentant un petit chien blanc – dont elle dit faire la collection.

11 Ivan Pericoli

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Ivan Pericoli

Né à Paris en Septembre 1969, Ivan Pericoli passe son enfance en Italie, dans la campagne romaine. A 14 ans, il revient vivre à Paris et à 17 ans, il obtient son bac au lycée italien. Après des études de tibétain aux Langues’O, il passe le concours de l’Ecole des Beaux-Arts et il est admis dans l’atelier de Pierre Carron où il etudie la peinture et le dessin d’observation pendant sept ans. Il participe à plusieurs expositions collectives de peinture en France et en Italie et il a une exposition personnelle à la galerie du Crous, rue des Beaux-Arts. En même temps, il gagne de nombreuses concours parmi lesquels le premier prix de dessin de l’Institut de France, le prix Singer et le grand prix de peinture Pierre Cardin.

En 1996, alors qu’il est étudiant, il fonde Astier de Villatte avec un groupe d’amis, dont la plupart sont des frères et des soeurs de la famille Astier de Villatte. Il crée les modèles de la société avec son associé Benoît Astier de Villatte. Ensemble, ils dirigent la société, ils s’occupent de l’atelier de céramique, des boutiques, des nombreux partenariats et collaborations, ils reprennent une imprimerie typographique pour en pérenniser l’existence, puis ils créent une maison d’édition. Il participe à la rédaction de plusieurs ouvrages: le roman La Pluie, des textes au sujet de Robert Kaplan, des dessins de Lou Doillon et le guide Ma Vie à Paris.

Pour 24, Ivan présente des exemplaires uniques de tasses qu’il a peintes sur le thème des écrivains ainsi que des livres en céramique hyperréalistes.

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10 Katerina Jebb

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Katerina Jebb est une plasticienne anglaise, née le 15 novembre 1962 en Angleterre. Elle vit et travaille à Paris. Autodidacte, elle commence par s’orienter vers la photographie expérimentale pour ensuite développer un travail fondé sur le photomontage, créant ses compositions avec un scanner. Son oeuvre a été présentée dans de nombreuses expositions et galeries : The Whitney Museum New York, ’The Warhol Look’, Barbican Art Gallery,  London, ‘Addressing the Century’, The Hayward Gallery, London, ‘La Couture a L’Œuvre’, Musée Galliera, Paris, ‘L’Inventaire de Balthus’, The Metropolitan Art Museum, Tokyo, ’The Written Trace’, Deus ex Machina , Musée Réattu, Arles, Paul Kasmin Gallery, New York.

Pour 24, elle choisit de présenter le cendrier de Balthus « We do not work alone », créé par la petite fille du peintre et tiré à 200 exemplaires.

Katerina Jebb is a British artist born on 15th November 1962. She lives and works in Paris. Jebb works in various mediums, notably with domestic scanners. Her work has been presented in numerous museums and galleries :

The Whitney Museum New York, ’The Warhol Look’ (1998), Barbican Art Gallery,  London, ‘Addressing the Century’ (1999), The Hayward Gallery, London, ‘La Couture a L’Œuvre’ (2011), Musée Galliera, Paris, ‘L’Inventaire de Balthus’ (2014), The Metropolitan Art Museum, Tokyo, ’The Written Trace’ (2015), Paul Kasmin Gallery, New York and Musée Réattu Arles.

 

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09 Nathalie Rykiel

 

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Nathalie Rykiel ZW, Philippe Vogelenzang

 

Mannequin pour Sonia Rykiel dès 1976, Nathalie Rykiel se consacre ensuite à la mise en scène des défilés de la marque.

Mère de trois filles, elle crée Rykiel Enfant en 1983. En 1993, elle collabore avec Robert Altman pour son film Prêt-à-Porter. En 1995, elle est nommée directrice générale et directrice artistique, puis en 2007, présidente de Sonia Rykiel. En 2002, elle crée Rykiel Woman, un concept inédit où les sex-toys côtoient les vêtements au cœur de St Germain des Prés. En 2012, elle décide d’adosser la maison familiale au groupe hongkongais First Heritage Brands et quitte ses fonctions exécutives pour devenir Vice-Présidente du nouveau Conseil d’Administration qu’elle quitte en 2016.  Elle est aujourd’hui consultante pour Sonia Rykiel. En 2015, elle est élevée au grade de Commandeur des Arts et des Lettres par la ministre de la Culture.

Nathalie Rykiel est l’auteure de Tu seras une femme ma fille (Calmann Levy, 2010), de L’Elégance (Autrement, 2013) et de 4 Décembre (Plon, 2015). En 2017, elle publie Ecoute-moi bien (Editions Stock).

Pour 24, elle a choisi d’évoquer un défilé a la façon un diorama.

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08 Florence Lopez

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Florence Lopez est une antiquaire et scénographe atypique qui reçoit sur rendez vous dans son atelier à Saint Germain des Prés.

Un ancien atelier d’artiste construit en 1920 dans un immeuble du XVIII éme siècle de la rue du Dragon, à deux pas du Café de Flore. Après 4 années à New York Florence est le bras droit de Jacques Garcia dans les années 90, puis elle s’installe  rue du Dragon ou elle crée des mises en scène au gré de son inspiration,depuis bientôt 20 ans.

Son lampadaire « architecte » qu’elle édite depuis ses débuts est en sorte sa signature.

Pour 24, elle présente deux lampes de sa collection dans une nouvelle variante.

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