13 Vincent Darré

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Comme les chats, il a eu plusieurs vies, glissant de la mode à la déco, faisant de ses maisons le laboratoire de son extravagante créativité. On le dit fantasque et baroque, Vincent Darré est surtout libre et agile. Sans doute son côté James Thierrée, dont il a la mèche, la tonicité et cette allure de dandy.

Célèbre pour ses créations baroques, pleines de fantaisie, qui flirtent avec le surréalisme, l’excentricité anglaise entre Jean Cocteau et Cecil Beaton, Vincent Darré est un personnage à part dans le monde de la décoration. Par ses origines tout d’abord : il vient de la mode où il a travaillé successivement chez Yves Saint Laurent, Montana, Prada, Chloé, puis bras droit de Karl Lagefeld chez Fendi, et directeur artistique de Moschino et Ungaro… Une carrière qu’il quitte en 2008 pour se consacrer à la création de meubles et d’objet décoratifs.

Dans un ravissant écrin de la Rue Mont Thabor à Paris, il commence par présenter une collection baptisée Ossobuco composée de chaises au dossier en vertèbres et de tables aux pieds en forme de fémur. Suivra la collection A l’Eau Dali, avec des appliques Octopus et une armoire Langouste ! Il y aura ensuite la collection Cadavres exquis… à rebours du design contemporain dont on vante l’élégante sobriété, Vincent Darré cultive la poésie, l’humour, la féérie, le clin d’œil.

Aujourd’hui, il tourne encore une page. Il a fermé la rue du Mont-Thabor, trop petit boudoir pour son nouveau projet : recréer un salon parisien au premier étage d’un immeuble à deux pas de la Concorde, un grand espace dans lequel il va pouvoir recevoir amis et clients au milieu de ses créations, de meubles anciens et de pièces de designers choisis. La nouvelle Maison Darré se trouve donc, au 13 rue Royale, un hommage au patrimoine vivant des arts décoratifs. Un art de vivre qui est, pour Vincent, très personnel, théâtral, aux références d’un passé inventé. La rue Royale fut l’adresse évidente porteuse du luxe indémodable d’un style français, ainsi qu’une réminiscence de la décoration dont la Maison Jansen en était le fleuron de l’époque. Le coup de foudre avec le 13 de la rue Royale a été immédiat, « Je suis superstitieux et c’est le 13 septembre à 13h, que j’ai eu rendez-vous pour visiter le 13 rue Royale alors que je suis né le 13 Janvier. Ces salons 18ème qui s’ouvraient à moi ce jour-là étaient tombés du ciel !».

Pour 24, Vincent présente une lampe araignée en laiton et poudre de marbre.

 

COLLECTION RENAISSANCE MVD - ARAIGNEE

lampe araignée VDarré

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